L’essentiel en 30 secondes :
- Barème de l’impôt sur le revenu revalorisé de 0,9% pour tenir compte de l’inflation.
- Plafonds du quotient familial et de la demi‑part « parent isolé » légèrement relevés.
- Abattement de 10% sur les pensions de retraite maintenu, avec nouveaux minimum et maximum.
- Abattement spécial seniors et invalides revalorisé, avec des seuils de revenus actualisés.
- Objectif : limiter la hausse d’impôt pour les ménages dont les revenus évoluent au rythme de l’inflation, tout en préservant certains avantages des familles et des retraités.
Nouveau barème 2026 : ce qu’il faut retenir
Le barème reste structuré en 5 tranches (0%, 11%, 30%, 41%, 45%), mais les limites de chaque tranche augmentent de 0,9%.
Pour 1 part de quotient familial :
- 0% : jusqu’à 11 600 € environ
- 11% : de 11 601 € à 29 579 €
- 30% : de 29 580 € à 84 577 €
- 41% : de 84 578 € à 181 917 €
- 45% : au‑delà de 181 917 €
Concrètement : il faut un peu plus de revenu qu’en 2025 pour entrer dans l’impôt, ce qui évite à certains foyers modestes de devenir imposables uniquement à cause de l’inflation.
1/ Retraités : abattements et seuils 2026
Abattement de 10% sur les pensions
Le projet de réforme ayant été abandonné, l’abattement de 10% sur les pensions (retraite, réversion, invalidité) est maintenu.
En 2026, il est encadré par :
- un minimum d’environ 454 € par retraité ;
- un plafond global d’environ 4 439 € par foyer.
Cet abattement est appliqué automatiquement par l’administration sur vos pensions déclarées.
Abattement spécial pour seniors et invalides
Si vous avez plus de 65 ans ou êtes titulaire d’une carte d’invalidité, vous pouvez bénéficier d’un abattement supplémentaire sur votre revenu net global, sous condition de ressources.
En 2026 (revenus 2025), à titre indicatif :
- Jusqu’à environ 17 670 € de revenu net global : abattement d’environ 2 822 € pour une personne seule (le double pour un couple éligible).
- Entre 17 670 € et 28 430 € : abattement réduit (environ 1 411 € pour une personne seule).
- Au‑delà de 28 430 € : pas d’abattement spécial.
Combiné à l’abattement de 10%, ce mécanisme peut suffire à annuler l’impôt de nombreux retraités modestes.
2/ Quotient familial : familles et parents isolés
Le quotient familial (nombre de parts lié à votre situation de famille et à vos enfants) reste central dans le calcul de l’impôt.
En 2026 :
- L’avantage procuré par chaque demi‑part supplémentaire est plafonné à environ 1 807 € d’économie d’impôt.
- La demi‑part de parent isolé pour le premier enfant ouvre droit à un avantage plafonné autour de 4 262 €.
Pour les familles, l’enjeu est de bien déclarer la situation (rattachement d’un enfant majeur, résidence alternée, parent isolé…) afin de bénéficier de toutes les parts auxquelles elles ont droit.
Un exemple simple : célibataire, 30 000 € de revenu
Un contribuable célibataire sans enfant déclare 30 000 € de revenu net imposable en 2025.
- Jusqu’à 11 600 € : 0% d’impôt.
- De 11 601 € à 29 579 € : imposé à 11%.
- De 29 580 € à 30 000 € : imposé à 30%.
Résultat : un impôt brut d’un peu plus de 2 100 €, soit un taux moyen autour de 7%, bien inférieur au taux marginal de 30%.
Comment un cabinet peut vous aider en 2026?
Même si la revalorisation de 0,9% semble limitée, son effet combiné avec :
- vos hausses de revenus (salaires, primes, pensions) ;
- votre situation familiale (mariage, divorce, naissance, enfant majeur) ;
- votre statut (actif, retraité, invalide…)
peut faire varier sensiblement votre impôt.
Comment un cabinet peut vous aider en 2026?
Même si la revalorisation de 0,9% semble limitée, son effet combiné avec :
- vos hausses de revenus (salaires, primes, pensions) ;
- votre situation familiale (mariage, divorce, naissance, enfant majeur) ;
- votre statut (actif, retraité, invalide…)
peut faire varier sensiblement votre impôt.
Chez Team Compta, on peut :
- réaliser une simulation personnalisée en tenant compte des nouveaux barèmes et abattements ;
- vérifier le bon calcul des abattements (pensions, seniors, invalides) et du quotient familial ;
- identifier des leviers d’optimisation (rattachement d’un enfant, pension alimentaire, épargne retraite, dons, etc.) ;
- vous accompagner dans le réglage du prélèvement à la source pour éviter les mauvaises surprises.
En résumé, 2026 n’est pas une « révolution fiscale », mais une année charnière pour vérifier que votre impôt est bien aligné sur votre situation réelle… et ne payer ni trop, ni trop tôt.